jeudi 15 décembre 2016

Bienvenue les 3ème B !

John William Waterhouse
Echo et Narcisse
1903


Langues et cultures de l’Antiquité
Ne soyez plus fauchés, cueillez les EPI de la culture
Les mythes de l’hubris ou les écueils de la démesure

Voici les nouvelles rédigées par les groupes formés en EPI de la 3ème A. Par souci d'équité entre tous les candidats, le professeur certifie sur l'honneur n'avoir effectué aucune modification après la remise des nouvelles le jeudi 14 décembre 2016.


Vous devez déterminer votre nouvelle préférée.
Vous permettrez ainsi à vos camarades de remporter un prix.
Une autre bonne raison de les lire : on peut vous demander de rendre compte de ces nouvelles lors de l'épreuve orale de l'EPI qui compte pour 100 points au diplôme national du brevet.


Bonne lecture !

Nouvelle n°1

UN DRAME A BORD DE L’INVICTUS

Inspirer
Souffler
Se calmer
Commençons par le début où tout a commencé.
Nous sommes le 11 juillet 2016 et pour la première fois, mes sœurs et moi sommes embauchées comme serveuses sur le luxueux bateau de croisière, «L’INVICTUS». Quelle chance que notre père ait pu nous y trouver une place !
7h00 du matin : je suis déjà prête, l’embarquement est dans 2 heures. Mes sœurs Emilie, Claire et Alice dorment encore. Comme d’habitude, leur soirée s’est terminée vers 4h00 du matin et bien évidemment elles n’ont pas pensé à leur premier jour de travail.
Je vois le port s’éloigner peu à peu. Nous sommes convoquées chez M.JONES, le patron, pour prendre connaissance des consignes et de nos heures de travail.
Quel stress ! Vais-je être à la hauteur ?
Aucune préoccupation du côté de mes sœurs.
- « Bonjour et bienvenue », s’exclame M.JONES.
- « Bonjour », répond Claire
En sortant M. JONES nous informe qu’il y aura une soirée d’intégration le soir même. J’ai hâte de faire la connaissance de tout le monde !
12h30 : Nous nous dirigeons vers le self.
Il entre dans ma vie, d’une façon particulière: alors que je rejoins mes sœurs à table, un jeune homme vêtu de noir me bouscule et mon plat de pâtes se répand sur mon t-shirt. Très énervée,  je lui crie :
- « Hé, face de thon ! Ne dit surtout pas pardon !! »
Le jeune homme me jette un regard noir.
- « Que se passe-t-il Alexis ? », demande M.JONES qui vient d’entrer dans la pièce.
- « Rien, c’est elle… elle cherche les problèmes », s’énerve Alexis.
- « Ce n’est pas une façon de s’adresser à une jeune fille » rétorque M.JONES.
- « Arrête de t’exciter, le vieux. Je sais régler mes problèmes tout seul », répond Alexis.
Il soupire et part.
Je m’en rappelle mot pour mot.
19h30 : Je me prépare pour la fête, mes sœurs sont prêtes. Je choisis de porter  une robe noire que mon amie Sarah m’a forcée à emmener.
21h00 : J’entre dans la salle : au milieu une piste de danse, à droite le bar déjà rempli. Je rejoins mon père qui s’occupe du bar.
- « Alors, comment va ma chère fille ? », demande M.SEVINI.
- « Je ne sais pas, aujourd’hui, j’ai fait la rencontre de quelqu’un de… spécial », répondis-je.
- « Qui est-ce ? », questionne M.SEVINI.
- « Un certains Alexis, je suppose que c’est le fils de M.JONES ».
- « Quelle famille, ils m’exaspèrent, ils sont incapables de gérer un simple commerce ! Alors diriger un bateau ! Je serais beaucoup plus apte à mener cette équipe », s’exclame M.SEVINI.
22h30 : Mes sœurs m’ont rejointe et discutent bruyamment. Dix minutes que je le regarde… Ce garçon m’intrigue…. Ce certain Alexis…
M.JONES s’avance dans ma direction accompagné d’Alexis, et de trois autres jeunes hommes. Au fur et à mesure qu’il s’avance vers moi, mon cœur bat de plus en plus vite.
- « Mesdemoiselles, je vous présente Alexis, Thomas, Maxime, Théo, mes merveilleux fils.» annonce M.JONES.
- « Enchantés mesdemoiselles » répondent-ils.
- « Enfin Alexis, dit bonjour, un peu de politesse s’il-te-plaît » insiste M.JONES.
- «Enchantées, charmants jeunes hommes »
- «Monsieur je vous présente mes adorables filles : Claire, Emilie, Alice et ma douce Anna » intervient M.SEVINI.
Je remarque que mes sœurs ont un sacré succès auprès des garçons, contrairement à Alexis qui ne se préoccupe pas de nous.
23h00 : Mes sœurs et les fils de M.JONES se dirigent vers une table tandis qu’Alexis et moi restons accoudés au bar. Pendant ce temps, nos pères respectifs négocient  des affaires.
Ça y est, je suis enfin seule face à ce beau jeune homme, que dois-je faire??…Allez, je me lance pour entamer une conversation.
- « Alors, qu’est-ce qui t’amène sur ce bateau ? »
- « Comme je viens d’avoir 17 ans mon père m’a forcé à faire des petits boulots pour payer mes études, alors que je m’en moque totalement.»
- « C’est marrant moi aussi je suis là pour un boulot d’été, mon père m’a également forcée ! »
Je n’ai pas su comment m’y prendre, j’ai dit la première chose qui m’est venue en tête, pour avoir un point en commun avec lui, en espérant qu’il s’intéressera alors peut-être à moi.
23h30 : C’est l’heure du slow. Comme d’habitude je vais être encore toute seule…mais à ma grande surprise, Alexis me prend la main pour m’entrainer vers la piste de danse. Je suis tout  étonnée de voir mes sœurs elles aussi, danser avec les fils de M.JONES. C’est la fin du slow. Au lieu de relâcher son étreinte il me serre contre lui et  m’embrasse.
1h00 : La soirée se termine et nous décidons d’aller nous coucher car le travail nous attend dans quelques heures. Avant de partir, nos petits amis respectifs nous proposent un dîner chacun en tête à tête le lendemain. Nous acceptons avec plaisir.
1h15 : Nous sommes enfin rentrées et nous racontons à tour de rôle notre merveilleuse soirée à notre père. Toute excitée, je lui raconte ma soirée :
- « Tu sais Papa, je n’ai jamais vraiment eu de copain, mais ce soir cela a changé : Alexis et moi sortons ensemble. Et à la fin de la soirée les fils de M. JONES nous ont invitées à dîner ensemble demain. Mes sœurs sortent aussi avec les fils de M.JONES»
- « Je suis très content pour vous, mes trésors.»
- « Merci Papa, bonne nuit »
- « Bonne nuit à vous aussi. (Plus bas) Je vais enfin mettre mon plan à exécution »
7h00 : Je me lève après avoir fait de très beaux rêves. Je réveille par la suite mes sœurs. Une fois prête, notre père nous annonce qu’il a quelque chose de très important à nous dire.
- « Mes chères filles, j’y ai longuement réfléchi. Ce que je vais vous dire va être très dur pour vous.
- « Mais que se passe-t-il père ? » demande Emilie.
- « Depuis un certain temps, je veux obtenir le poste de patron, occupé par M.JONES actuellement. Et aujourd’hui j’en ai l’opportunité. Vous savez que j’ai toujours été là pour vous, alors je vous demande aujourd’hui de m’aider en retour. »
- « Mais que voulez-vous donc que l’on fasse ? » questionne Alice.
- « (à voix basse) De tuer ceux que vous aimez. »
- « Quoi !!! Tu es devenu fou ?!?! » S’exclament mes sœurs.
- « C’est le seul moyen pour que je récupère ce poste qui aurait dû m’appartenir depuis longtemps. »
Nous n’arrivons toujours pas à digérer cette nouvelle atroce.
8h00 : Nous partons travailler, et en chemin nous croisons les garçons. On leur dit bonjour, mais à nos têtes ils ont compris qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas.
- « Que vous arrive-t-il, les filles ? » demandent-ils.
J’ouvre alors la bouche mais ma sœur m’interrompt.
- « Rien, nous sommes juste fatiguées. » répond Claire.
11h15 : Je déjeune et Alexis me tient compagnie. Je ne pense qu’aux paroles de mon père.
- « Quelque chose ne va pas ? Tu es bizarre depuis ce matin…» me demande-t-il.
- « Non, je suis un peu malade c’est tout, rien qu’un petit rhume. »
19h30 : Je suis terrorisée, mes pensées me hantent. Vais-je oser l’impensable ?
20h00 : Je rejoins mes sœurs et leur demande ce qu’elles comptent faire.
- « Papa nous l’a demandé, je ne vois pas pourquoi nous ne le ferions pas. Après tout, ce ne sont que de simples rencontres de vacances… Et puis papa a tellement fait pour nous, on lui doit bien ça ! » répond Emilie.
00h00 : l’heure fatidique est arrivée, nous sommes entrées dans la grande salle du bateau. Notre père nous attend à l’extérieur. Dans ma poche se trouve le couteau que papa nous a confié.
- « Tu sais je t’apprécie beaucoup. » dis-je d’une voix tremblante à Alexis.-
- « Moi aussi, mais pourquoi trembles-tu comme une feuille ? C’est trop mignon ! » rigole Alexis.
Et d’un coup je saute dans ses bras, le couteau à la main.
La lame est à quelques centimètres de son dos, je suis torturée : dois-je écouter papa ou sauver Alexis ?
Mais c’en est trop, je craque, mes nerfs lâchent, je fonds en larme, le couteau me glisse des mains et vient s’écraser sur le sol dans un bruit strident
- « Je ne peux pas, je ne peux pas … » hurlai- je en larmes.
Alexis bouche bée, a le regard  fixé sur le couteau.
En pleurs, je décide de tout lui raconter, les conspirations de mon père, la décision de mes sœurs. D’ailleurs elles  sont  dans la pièce à côté.
Dans un fracas monumental,  Alexis défonce  la porte.
Là, je vois mes sœurs couvertes  de sang et les trois frères étendus sur le sol, mort.

Je crie, puis plus rien, un trou noir, les rideaux de ma chambre laissent entrevoir la lumière de la rue. Ce n’était qu’un rêve, ou devrais-je dire un cauchemar.

Nouvelle n°2

Il s'appelait Cameron Dallas, âgé de 17 ans, vivant à Washington avec sa mère Katherine et son père John, il était fils unique. Venu vivre en France, à paris à l’âge de 5 ans, il vivait dans le luxe et la richesse. Il avait un physique d'une beauté rare. Ayant toujours été admiré par sa famille et ses proches, il fut élevé dans l'admiration de tous. Il grandit alors avec une confiance en lui que personne n’eut jamais eu. Passant ses journées à se contempler que ce soit dans la rue sur les vitrines des magasins, aux vitres des voitures ou dans le fleuve qui passait au bas de chez lui, le Céphise. Il ne créa pas de lien avec le monde extérieur et se  renferma sur lui-même, il développa alors une sorte de féminité dans sa façon d'être et d’agir.                   
Lors de sa première année au lycée, en première, il ne réussit pas à créer des liens avec ses camarades à cause de son égoïsme et son renfermement sur lui-même. Ça différence et sa beauté fit que toutes les filles passaient leur journée à le contempler, contrairement aux garçons qui eux, l’envièrent et le détestèrent. Cameron se mit alors à user de son charme, il se mit à jouer avec les sentiments de ses camarades, qui eux ne résistèrent pas à son attirance. Cameron passait son temps à poster des photos et commentaires de lui sur snapchat ou facebook et à rabaisser les autres adolescents sur les réseaux en pansant qu’ils n’étaient pas assez bien pour lui, qu’ils ne méritaient pas leurs place au près de lui.

Certains élèves se mirent alors à le détester, ils décidèrent de se vengeait et essayèrent de le harceler sur les réseaux sociaux mais Cameron ne se préoccupant que de lui-même, ne fit pas attention à ces commentaires agressifs, et continua à se moquer des autres. Puis un jour une bande de cinq  garçons furent poussé à bout et décidèrent de se venger de façon plus violentent et a une sortie du lycée l’attrapèrent et commencèrent à le taper pendant des longues minutes. Étant seul contre tous, Cameron ne pus se défendre et alors se laissa faire. Une fois partit, Cameron se retrouva seul et sanglant à l’ endroit ou ils l’avaient laissé. Ces blessures laissèrent des cicatrices sur le visage du jeune homme. N’étant plus d’une beauté inouïe, les adolescents se mirent à l’ignorer et le dénigrer. Se sentant seul, n’ayant plus la possibilité de jouer de son charme, et ne pouvant plus s’admirer à longueur de journée. L’adolescent tomba dans une déprime et mit fin à ses jours un peut plus tard.

Nouvelle n°3

Narcisse 2.0
Je ne pensais pas que les réseaux sociaux puissent être un danger pour la personne. Moi-même ma vie fut détruite par les réseaux sociaux. C’est ce qui m’a conduite ici aujourd’hui même si mon narcissisme y a beaucoup participé. Avis aux lecteurs curieux : voici ma propre expérience sans mensonges. Libre à vous de la croire ou non.
Je m’appelle Alexandra Leki alias Alex. Ce matin-là comme tous les autres, je me rendais au lycée accompagnée de ma meilleure amie Kate. Incapable de me taire je lui parlais encore de la fête que j’avais organisé le week-end précédent pour mon anniversaire. Pour mes 15 ans, la fête était partie en vrille, si bien que le lendemain je m’étais réveillée au milieu de bouteilles vides. J’avais organisé un événement sur Blablabook. Tout le monde était venu même des amis de mes amis qui avaient apportés de l’alcool. Il n’y avait que Kate qui n’avait pas pu venir car elle devait travailler à la bibliothèque. Comme Kate ne décrochait pas un mot, je sortis mon téléphone, je pris un selfie et le déposais sur mon mur avec en commentaire « soirée de ouf, merci à tous d’être venus ». La journée me sembla longue, l’après-midi je séchais les cours et avec ma nouvelle bande d’amis qui était moins ennuyeuse que Kate, nous sommes allez dans un magasin voler des cannettes de bière pour après aller les boire tranquillement dans un parc. Le soir je rentrais chez moi complètement ivre. Vers 23h30, je m’allongeais sur mon lit et remarquais que j’avais plusieurs appels manqués de Kate. J’ai décidé de la rappeler et quand elle décrocha toute endormie et me demanda si j’allais bien, je lui répondis des insultes immondes qui la blésèrent et elle raccrocha sans que je n’aie eu le temps de finir. Avant de m’endormir je postais une photo que j’avais prise ce jour-là de moi et de ma nouvelle bande.
Le lendemain, je fis le chemin seule le nez dans mon téléphone, regardant les commentaires que mes amis avaient laissés sur la photo que j’avais publiée. Tout le monde disait qu’il fallait que je laisse Kate tomber, ce que je fis. Une semaine plus tard une fille de ma bande avait organisé une fête dont je ressortie complètement déchirée. En entrant dans la maison, je vis mes parents au salon. Ils ne dirent rien mais me regardèrent avec honte et dégout ce qui me mis dans une rage folle. Je ne comprenais pas pourquoi mes parents revenaient dans me vie à ce moment précis. Je fonçais dans ma chambre en claquant la porte tellement fort que le bruit se fit entendre dans toute la maison. Le lendemain je faillis arriver en retard au lycée car j’avais passée trop de temps devant la glace à vérifier ma coiffure et mon maquillage. Pendant la pause midi je fumais un joins dans les toilettes des filles avec Ashley, une des filles populaires avec qui je trainais quand nous nous fîmes surprendre par la Randy alias la vieille surveillante. Elle nous traîna chez le directeur. Celui-ci voulut savoir qui était responsable, je dénonçais Ashley à ma place pour ne pas me faire renvoyer. Suite à cet épisode elle fut renvoyée définitivement et je restais seule à la tête de ce royaume.
La vie reprit son cours normal si ce n’est que juste avant les vacances de Noël un autre incident survint. Comme à mon habitude, j’étais dans les toilettes, veillant à être discrète car si je me faisais renvoyée mon royaume ne serait plus rien sans moi. Kate entra soudainement avec un cadeau dans les mains. Elle s’approcha timidement et me dit que tout était de sa faute ce à quoi je ne répondis rien. J’ouvris le cadeau et découvris un livre qui traitait de la légende de Narcisse. Je le pris et le traitant comme un torchon et avec un regard méprisant pour Kate je le jetai dans les toilettes puis je la bousculai et sortis sans rien dire. La journée s’acheva et quand je sortis je ne vis pas ma bande. Surprise, je décidais d’aller voir au parc, une fois arrivée là-bas j’aperçus ma bande, rassurée je décidais d’aller les voir mais ils m’ignorèrent. Blessée et furieuse je rentrai chez moi. Malheureusement mes parents m’attendaient de pied ferme avec mon bulletin en mains , s’ensuivit une dispute pendant laquelle ils me reprochèrent d’être la honte de la famille. C’en fut trop pour moi et j’explosais, je pris les bibelots de mes parents qui devaient certainement coûter très cher et les jetai par terre de toutes mes forces. Ils ne dirent rien trop choqués pour réagir. De toute façon ils n’auraient certainement fait aucuns commentaires. Je courus ensuite dans ma chambre et en trois minutes j’avais réunis tout ce qu’il me fallait dans un sac : vêtements, de l’argent, ma carte d’identité et mon téléphone. Je n’avais pas prévu de fuguer mais je savais que j’étais trop novatrice pour mes coincés de parents. Je ne marchais pas longtemps, je m’assis sur un banc et je postai un commentaire sur Blablabook avec un selfie. Les commentaires se déchainèrent, tout le monde me détestait. Ils écrivaient « arrête de t’aimer tant c’est juste embarrassant ». Mais je savais moi que c’était faux, ils étaient jaloux de moi, ils étaient des loosers alors ils se vengeaient sur moi. Afin de profiter au mieux de cette soirée loin de tout et de tous je décidai de sortir le joint et la bière que j’avais mis dans mon sac. Je décidai d’aller me promener au bord de la falaise certaine que personne ne m’y trouverait. Je m’approchais du bord et soudain je décidai de prendre un autre selfie pour montrer à tous que je n’avais pas peur d’eux. Je réglais l’angle de la photo, fis un mauvais pas et dégringolais à toute vitesse de la falaise. Et avant que je ne m’en rende compte tout devint noir, c’étais terminé.
Kate

Aujourd’hui je vais rendre visite à une amie même si il m’a fallut longtemps avant de la reconsidérer comme telle. En chemin pour le cimetière, je m’arrêtai pour acheter des fleurs. Arrivée à destination, je me dirigeai vers sa tombe et déposai mon bouquet. Personne n’aimait vraiment Alex ce qui explique pourquoi sa tombe est si peu fleurie. Je me détournai mais avant de partir, de tourner la page et d’entamer un nouveau chapitre de ma vie, je pris une minute pour regarder la tombe sur laquelle brillait au soleil les fleurs que j’avais apportées, des Narcisses.

Nouvelle n°4

La routine

Vous voulez savoir comment je me suis retrouvé en prison ? Tout commença il y a cinq mois.....
De nos jours à Paris, Rudy salarié chez LVHM, jeune homme ambitieux, est un employés moyen travaillant d'arrache pied.
Tous les matins je me lève à six heures trente, je commence par prendre mon café puis ma douche ensuite je m'habille. Je prends le métro, toujours le premier wagon que je pense être fait pour les visionnaires. Je descends à la Défense. Je trébuche sur la dernière marche devant mes collègues, ces derniers qui comme toujours rigolent tout en buvant un café. Je me rends aussi à la machine à café. Je prends l'ascenseur pour le treizième étages, celui du Textile. Je me dirige vers l'atelier treize, ce chiffre me suis partout. Je m'assieds à mon siège dont deux roues sont cassées. Je confectionne des sacs à main Louis Vuitton.
A dix-neuf heures c'est la fin de ma journée. Je reprends le métro toujours le même wagon et je rentre chez moi. Après avoir mangé des petits plats préparés, je me couche.

Le lendemain au réveille, comme toujours, je me lève à six heures trente, je prends mon café, ma douche et je m'habille. Je prends le métro à la même heure, toujours dans le premier wagon. Je descend encore et toujours à la Défense, je trébuche, mes collègues rigolent avec leur café en main et je me rends à la machine à café. Je prends l'ascenseur pour le treizième étages. Je vais vers l'atelier treize. Je m'assieds à mon siège toujours cassé, je confectionne les mêmes sacs à main Louis Vuitton.
A dix-neuf heure ma journée de travail ce finit. Je prends le métro et je rentre chez moi. Je mange les mêmes plats préparés. Ce fut ma dernière journée normal.
Ayant oublié des dossiers au bureau à rendre urgemment  je me rends sur mon lieu de travail, je trébuche une fois de plus sur cette maudite marche. En entrant dans le bâtiment, celui-ci est désert et sombre, je prends l'ascenseur jusqu'au treizième étages pour récupérer le dossier qui se trouve dans le troisième tiroir qui est fermé à clef. Je fais tomber la clef au sol et la ramasse. Je la mets dans le trou de la serrure et je prends mon dossier. En me retrouvant devant l'ascenseur je me rends comptes qu'il est hors-service, je décide donc de prendre l'escalier jusqu'au septième étages. Je sors je vais au fond du couloir j'ouvre la porte du bureau de mon patron; et que vois-je ? Monsieur Gambonni, en compagnie d'une autre femme qui ne laisse aucun doute à l'imagination, mon patron Monsieur Gambonni, trompe sa femme . Gêner par la situation je referme la porte discrètement et je rentre chez moi. J'y songe toute la nuit.
Au matin, je retourne au travail, comme d'habitude. La vision de la situation de la veille me tourmente. En fin de matinée alors que je suis plongé dans mes pensées et dans la confection de mes sacs à mains, le téléphone posé sur mon bureau retentit. Levant les yeux vers la pendule je peux lire l'heure, elle indique onze heures. Je décroche et j'entends la voix de mon patron qui me demande de le rejoindre dans son bureau. Cette entrevue m'inquiète, c'est la boule au ventre que je frappe à la porte de son bureau. "Entrez" entends-je dire. Je pénètre dans le bureau de monsieur Gambonni et il me demande de prendre place sur le siège situé face à lui.
Sur un ton grave, il me parle des événements de la veille au soir. Il me fait savoir par son récit qu'il est au courant que je l'ai surpris dans une situation désagréable et gênante pour lui, pour sa femme, sa maîtresse ainsi que pour moi-même. Pris immédiatement de stress j'imagine le pire. Il se peut qu'il baisse mon salaire ou que tout simplement il me licencie. Afin de prendre le dessus sur la situation actuelle je lui intime l'ordre de m'écouter et je lui demande explicitement une augmentation de salaire qui peut acheter mon silence et que ma loyauté envers lui et ma parole donnée est pour lui un gage de confiance et que jamais il n'en parle ni à mes collègues de travail et encore moins à son épouse.

Il me dit que c'est du chantage et que je ne peux pas utiliser la situation de la veille au soir pour subvenir à mes besoins personnels. Sous la pression je le menace de tout dévoiler à sa femme si je n'obtiens pas ce que je désire. Par peur, j'arrache les fils du téléphone, je lui dis que je reviens dans une heure et que j'attends sa réponse, je sors et je l'enferme à clef dans son bureau. Je me sens coupable mais c'est déjà trop tard, maintenant je dois aller au bout de mon action. Afin de le surveiller, je m'assis sur une chaise à l'extérieur de son bureau. Malheureusement la fatigue m'enveloppant de ses bras, je m'assoupis.
Un bruit lourd venant de la cage d'escalier me réveille, je sursaute et je n'ai pas le temps de comprendre que de la fumée commence à remplir la pièce, que des voix criant "A TERRE ET QUE PERSONNE NE BOUGE" se font entendre, je comprends tout de suite que je suis fini. Je me réveille, je suis en garde-à-vue, une personne me réveille brusquement. On m'embarque dans un fourgon escorté par des voitures de police. Je sors quelques minutes plus tard avec une couverture sur la tête devant le tribunal de grande instance. Je comparais pour prise d'otage. Après cette audience, je sors avec les sept prochaines années de ma vie sans liberté. Mon deuxième jour de prison commence, on me réveille à six heures trente, je mange cette immonde nourriture servie, je me douche, je fait ma séance de sport et je me prends une seconde douche, ensuite j'ai du temps libre,  beaucoup de temps libre ce qui me laisse le temps, beaucoup de temps pour réfléchir à mon erreur des jours précédents et je pries un moment. L'après-midi est semblable à la matinée, je me couche à vingt heures trente,  l'heure du couvre feu.


Le lendemain c'est pareil, ma vie aura toujours été une routine où ma vie est semblable à une feuille morte sur un arbre en fleurs. 

Nouvelle n°5

Conversation décisive

         C’était un après-midi d’automne, au lendemain d’une longue nuit pluvieuse. La sonnerie du lycée avait retentit, ce qui signifiait que c’était la fin des cours pour Ashley, une jeune fille de 16 ans. Elle décida de se dégourdir les jambes dans Central Park, non loin de son lycée, à New York. Le ciel bleu se faisait timide et elle continuait de marcher sur les feuilles mortes qui tombaient des arbres. Même si la pluie avait cessé, son visage était mouillé tant elle avait pleuré. Central Park était noir de monde mais elle réussit finalement à trouver une place près d’un vieil homme, d’allure solitaire et qui semblait ne pas avoir pris de douche depuis un certain temps.
L’homme regarda longuement la jeune lycéenne. Peut-être était-il étonné de voir une fille aussi propre et soignée qu’Ashley décider volontairement de s’asseoir à ses côtés ? Malgré le lourd regard que le sans-abri lui lançait, la jeune fille restait calme et l’ignorait. Elle essuya ses larmes et baissa les yeux.
« Mauvaise journée, n’est-ce-pas ? » lui demanda-t-il.
Elle le regarda d’un air inquiet et s’interrogea. Était-ce bien à elle qu’il s’adressait ? Oui, certainement. Elle voulut l’ignorer mais elle n’y parvint pas.
« Effectivement…, dit-elle d’une petite voix timide. Ma meilleure amie m’a laissé tomber, tout le monde m’a laissé tomber. »
« Pourquoi ? »
« Je n’en sais rien, répondit-elle tristement. »
Elle se remit à verser de douces larmes.
« Je m’appelle Michael. »
Elle reconsidéra l’homme et esquissa un petit sourire timide.
« Ashley. »
Il sourit.
« Dis-moi seulement ce qu’il t’arrive. »
Pour qui se prenait-il ? Il était vieux, laid et dégoûtant ! Elle regarda autour d’elle. À côté d’eux se trouvait un buisson fleuri, Ashley arracha délicatement une des fleurs qui s’y trouvait. C’était une fleur couleur safran, dont le centre était entouré de blancs pétales. Elle est belle, se dit-elle, voici bien la seule chose dans ce parc qui est plus beau que moi.
Elle regarda à nouveau l’homme et voulut partir. Mais après une courte hésitation, elle se dit que ce vieux monsieur était la dernière personne à qui elle aurait parlé d’ordinaire. En même temps, elle avait plus que jamais besoin de se confier à quelqu’un. Elle enroula une mèche de ses cheveux autour de son index et reprit la parole.
Elle lui raconta comment sa meilleure amie Sabrina l’avait laissée du jour au lendemain parce qu’elle l’avait critiquée sur sa coiffure et sur sa tenue vestimentaire au lycée. Mais ce n’était pas sa faute, il fallait bien que quelqu’un le lui dise après tout. Elle ne se sentait en aucun cas coupable, et pourtant c’était à partir de ce moment-là que tout avait basculé dans sa vie. Sabrina, qui avait particulièrement mal pris cette remarque, qui était loin d’être la première venant d’Ashley, avait lancé un regard furieux et rempli de haine à son amie. Elle avait d’abord regardé longuement la jeune fille, pour ensuite prendre ses cahiers et ses livres de son casier, et partir sans prononcer un seul mot. Pendant ce temps, Ashley, pour le moins du monde vexée par le comportement de Sabrina, pensait seulement avoir fait une bonne action. Elle se regardait dans son miroir afin d’observer chaque aspect de son visage. Elle souriait gaiement, fière d’être la plus jolie du lycée. C’était ce qu’il y avait de plus important pour elle, et elle aimait que sa beauté soit reconnue. N’ayant plus de cours l’après-midi, elle était rentrée chez elle, en longeant le parc, où elle adorait passer après les cours. Comme à son habitude, elle s’était arrêtée devant la fontaine, afin de se rafraîchir et de regarder son reflet dans l’eau. Elle était ensuite rentrée chez elle, en pensant à la tenue qu’elle porterait le lendemain. Rien n’était différent. Seulement, le lendemain, en arrivant au lycée, elle sentit le regard des autres élèves peser sur elle. Elle avait d’abord pensé que tout le monde admirait sa beauté, mais elle comprit rapidement qu’il se passait autre chose. Inquiète et n’ayant pas de miroir pour vérifier si quelque chose n’allait pas sur son visage, elle alla trouver son amie. Celle-ci se trouvait devant son casier et la regarda de haut en bas d’un air critique.  « Ce sont mes cheveux qui sont mal coiffés ? demanda Ashley, essoufflée. » Sabrina rit et ferma son casier. Ashley se sentit particulièrement idiote lorsqu’elle entendit la réponse de son amie. Cette réponse qui était si franche, si violente. Cette simple phrase qui résonnait en elle. « Je ne veux plus jamais te parler, alors laisse moi passer, j’ai cours. » Suite à cela, toutes les personnes qu’elle considérait comme ses amis suivirent Sabrina hors des couloirs, laissant Ashley seule au milieu de la longue rangée de casiers. La jeune fille était partagée entre un sentiment d’incompréhension et de solitude. Elle alla alors dans sa salle de cours, non sans avoir vérifié avant si ses cheveux n’étaient malgré tout pas ébouriffés. Puis vint la fin des cours. Elle avait entendu tout son entourage la traiter de narcissique, d’égocentrique ou même d’égoïste au cours de la journée. Mais malgré tout cela, elle ne comprenait pas, parce qu’elle était la plus belle, elle le savait, et elle ne comprenait pas pourquoi tout le monde l’avait laissée tomber, pourquoi plus personne ne voulait rester à ses côtés. Elle voulait que tout redevienne comme cela avait toujours été. Seulement maintenant, tout le monde avait décidé de la laisser et elle savait qu’elle ne pourrait absolument rien faire pour changer cela. Elle n’arrivait pas à comprendre les autres. Elle était si parfaite, alors pourquoi plus personne ne voulait rester avec elle ?
Elle sécha les larmes qui recommençaient à couler sur ses pommettes.
Michael l’écoutait attentivement puis hocha la tête. Il n’avait rien dit par peur de déranger la jeune fille. Le vieil homme accordait effectivement une réelle importance aux paroles d’Ashley, même s’il trouvait les inquiétudes la jeune fille futiles.
« Écoute, je crois savoir d’où vient le problème, dit-il finalement, rompant ainsi le silence qui s’était installé. »
« Quel problème ? »
« Ashley, tu accordes une trop grande importance à l’apparence, tu sais, la vie c’est plus que ça, regarde. »
Alors elle regarda le paysage de Central Park. Elle se trouvait aussi belle que les oiseaux et les fleurs qui se trouvaient autour d’eux. Elle regarda le ciel qui devenait de plus en plus beau, d’un bleu toujours plus intense après la longue pluie de la nuit. Elle trouvait cela ridicule, mais elle savait qu’elle était la plus jolie du parc, et que seul cela avait de l’importance de son point de vue.
Elle sortit son téléphone et bougea ses pouces sur le clavier. Elle se regardait à travers l’écran, pour vérifier que ses larmes n’avaient pas faits couler son maquillage.
« Tu es une belle personne, Ashley, s’écria le vieil homme. N’oublie jamais ce qui est important, c’est ce que tu es au fond de toi, ta personnalité, tes goûts, ce sont ces valeurs qui comptent, regarde, moi, je suis âgé, ridé et financièrement je ne suis pas verni, et pourtant je suis heureux et la vie me sourit. Parce que le bonheur ne s’achète pas, il est juste là, autour de nous et non pas dans l’apparence. »
Ashley rangea son téléphone suite aux tristes paroles de Michael. Elle savait qu’il voulait l’aider. Mais ce que Michael lui avait dit ne la toucha pas autant que ce qu’il aurait espéré. Cependant, elle réfléchit aux paroles du vieil homme. Elle y réfléchit très sérieusement.
Il savait que ce qu’il venait de dire n’allait absolument rien changer, mais il osait espérer que cela pouvait au moins faire réfléchir la jeune fille. A nouveau, un lourd silence s’était installé. Au bout de quelques minutes, Ashley se releva , salua gentiment le vieil homme d’un sourire et d’un petit signe de la main et partit. Ce fut la dernière fois que Michael vit Ashley.
Elle avait quitté le doyen depuis longtemps. Elle courait à présent dans New York. Puis elle s’arrêta soudainement. Elle regarda une dernière fois son reflet et arrangea le col de sa chemise. Il fallait que tout soit parfait.
Puis, plus rien.
Le lendemain, le vieil homme était toujours sur son banc, son journal dans ses mains, comme à son habitude. Seulement, ce ne fut pas un sourire qui s’afficha sur son visage quand il lut la première page du journal « Times ». Il fit tomber le journal par terre. Il tomba de son banc et ne parvint plus à bouger. Une ambulance arriva quelques minutes après qu’un touriste l’ait appelée. Un jeune médecin accouru vers Michael et le transporta dans le camion, aidé par d’autres ambulanciers.
« Que vous est-il arrivé monsieur ? »
C’est ici que Michael dit ses dernières paroles.
« Regardez la première page », réussit-il faiblement à prononcer
«  Ashley Hastings, 16 ans, s’est suicidée hier soir, sur le pont de Brooklyn, » lut le secouriste. 


Michael mourut quelques heures après d’une crise cardiaque lors du déplacement vers l’hôpital le plus proche.

Nouvelle n°6

Red Eyes

Je m’appelle Vincent, j’ai 23 ans et je vais commencer les auditions pour devenir chanteur.
Ce sont mes amis, Vanessa et Pierre, qui m’ont inscrit pour mon anniversaire et j’ai été sélectionné. Quelques jours après, je passe mes auditions avec succès. Je remporte les auditions et je décide de faire un groupe avec les deux autres finalistes qui ont perdu.
Deux ans plus tard….
Une tournée est prévue pour le 20 décembre. Le groupe devient célèbre et nous gagnons beaucoup d’argent. Lors de la tournée, je me posais la question si je quittais le groupe ou pas car je ne vois plus l’amusement d’être en groupe. Après la tournée je décide quitter le groupe et de faire une carrière solo. Avec mon propre style : le rock qui m’intrigue beaucoup.
Quelques mois après j’ai commencé ma carrière solo, mais sans succès. Je commence à déprimer car je veux être célèbre. Même mes amis ne me parlent plus, ils trouvent que j’ai pris la grosse tête à cause de mon succès... Je décide de mettre fin à ma carrière, de prendre une année sabbatique et de revoir mes amis. J’ai essayé d’appeler Pierre et Vanessa qui, à la dernière nouvelle se sont mariés, et j’ai beau essayé de les appeler mais ils ne me répondent pas. Durant cette année, je vais chercher un travail avec lequel je pourrais devenir célèbre et riche.
L’année prochaine, j’ai décidé de me consacrer au métier de guitariste dans lequel j’espère réussir. J’apprends vite et je suis motivé. Je poste de jours en jours des vidéos sur Internet pour voir ma progression. Il se trouve qu’un chanteur du nom de Julien Lebroie, qui a besoin d’un guitariste dans son nouveau groupe, Red Eyes, tombe sur mes vidéos et m’envoie un mail en me demandant si je suis intéressé par son groupe puis il me propose un rendez-vous pour tester mon niveau.
J’ai passé mes tests avec succès et je suis pris dans le groupe Red Eyes. Je suis parti dans une nouvelle carrière.
Avec toutes ces histoires, je ne m’intéresse plus du tout à mes proches mis à part mon groupe, ma vie est en train de changer. Envahi par l’envie d’être célèbre, je me concentre seulement sur mon métier de guitariste. Notre célébrité est incroyable et nous gagnons beaucoup d’argent comme je le voulais. Ma famille m’a certainement envoyé beaucoup de messages mais je n’en vois aucun car je ne prends plus le temps de leur répondre.
Notre nouvel album fait un carton et nous organisons une tournée en France, en Suisse et en Belgique. J’ai bien réussi à m’intégrer dans le groupe mais j’ai tendance à essayer de prendre la tête des Red Eyes. Le groupe me trouve de plus en plus narcissique. Pendant la tournée, j’ai déçu mon groupe car je me prenais pour le chef. Par la suite, ils décident de me mettre en retrait pendant quelques dates de la tournée. Mais le dernier jour de la tournée arrive et je dois assurer.
Cette prestation se déroule en Suisse à Genève, le concert se passe à merveille mais depuis le début, j’entends des bruits de fusils qui ont l’air de venir de l’extérieur, je me demande ce que c’est mais je préfère ignorer et finir le concert normalement. Quelques minutes plus tard, j’entends des sirènes de police qui ont l’air d’être à l’entrée de la salle de concert, je commence à m’inquiéter et tout d’un coup je vois des gens entrer en courant et en commençant à tirer sur les gens du public. Je décide de quitter la scène en vitesse pour me protéger mais je n’ai pas pensé aux autres. Je m’enfui à l’extérieur de la salle de concert où je vois des corps affalés sur le sol mort sans doute, je rentre à l’hôtel en vitesse. Le lendemain matin j’ai reçu un appel de mon manager qui m’annonce la mort de mes coéquipiers et me demande de témoigner à la police. Encore une fois, je n’ai pensé qu’à ma personne et me suis même pas préoccupé des autres. Après ces évènements, je décide d’arrêter la musique et j’ai perdu l’envie d’être célèbre.
Je suis retourné chez moi en France mais ma famille est partie en me laissant un mot sur la porte qui disait : « Ces derniers temps, tu étais trop préoccupé par ta carrière de guitariste et par la célébrité. Tu as laissé de côté tout tes proches sans donner de nouvelles. Preuve que tu ne tiens pas à nous donc nous avons décidé de ne plus te voir et partir vire autre part. Adieu et bonne continuation »

« Ta famille est la chose la plus importante au monde et la seule sur qui tu peux compter donc ne néglige pas ta famille »     FIN

Nouvelle n°7

Narstagram

Le 6 octobre 2010, une nouvelle application, qui consiste à poster des photos, apparaît sur les smartphones : Narstagram. Son succès ne fait qu’augmenter jusqu’à devenir planétaire. Parmi ses fervents utilisateurs, un jeune homme âgé de seize ans, Jackson, vivant à New York. Narstagram eut un impact dramatique sur son quotidien.
Avant qu’il ne connaisse cette application, Jackson n’est qu’un jeune lycéen avec très peu de confiance en lui. Il a très peu d’amis, n’est pas du tout populaire, cela ne fait que trois mois qu’il est arrivé dans son nouvel établissement. Malgré cela, il est un bon élève, aimé de ses professeurs. Un jour, Jackson décide de s’inscrire sur Narstagram, mais il ne l’utilise pas beaucoup. Quelques semaines plus tard, il réussit à se faire des amis, Mark et Annie, et au fil du temps, ils sont devenus inséparables.
Son envie de se faire de nouveaux amis augmente. Il décide donc d’utiliser davantage Narstagram, en postant plus de photos de lui. Grâce à son utilisation plus récurrente, ses abonnés augmentent, de nombreux lycéens veulent être amis avec lui, il a des centaines d’admiratrices. Au fur et à mesure que sa popularité augmente, son narcissisme se développe, jusqu’à ce qu’il devienne insupportable pour son entourage. Un jour, alors que Jackson se prend en photo pour la énième fois de la journée, Mark et Annie commencent à discuter entre eux du comportement de leur ami.
«- Tu ne trouves pas que Jackson a changé ? demande Mark
- Ouais, depuis qu’il a Narstagram, il a beaucoup changé. Il discute plus avec ses abonnés qu’avec nous, répond Annie.
- Et quand il parle avec nous, c’est uniquement pour nous parler de sa beauté.
- Il est devenu narcissique, on devrait le lui dire. »

Sur ce, ils décident de rejoindre Jackson.
«Hey Jackson ! On voudrait te parler. », dit Mark. 
Jackson, trop occupé à se prendre en photo, ne pas fait attention à la présence de ses amis. A ce moment là, six jeunes filles arrivent toutes excitées devant Jackson et lui demandent des photos :
« - Oh ! Jackson ! Je peux faire une photo avec toi ! T’es trop beau !  s’écrie l’une d’elles.
- Ouais bien sûr ma belle ! dit-il »
Devant cette scène, Mark et Annie n’en reviennent pas :
« - Non mais t’es sérieux là ?! Tu préfères te prendre photo avec des filles que tu ne connais même pas, au lieu de nous parler à nous, tes vrais amis ?! crie Annie.
- Non mais ne soyez pas jaloux, ce n’est pas de votre faute si vous n’êtes pas aussi beaux, aimés et populaires que moi ! » répond Jackson.
Peu à peu, une foule se crée :
«Tu sais quoi, tes fans et ton égoïsme, tu peux te les garder ! » crie Mark
Au lieu de leur répondre, Jackson, suivi de ses admiratrices, s’en va, laissant ses deux amis seuls et complètement stupéfaits. Le lendemain matin, au lycée, Jackson n’envisage même pas de parler avec eux. Ce rituel dure pendant plusieurs mois.
Un jour, Mark et Annie voient en gros titre sur tous les journaux « Un jeune garçon âgée de 16 ans s’est suicidé ». C’est de Jackson dont ils parlent. Tout le monde est sous le choc. Au lycée, tout le monde en parle, les admiratrices de Jackson ne font que pleurer, ses professeurs n’en reviennent pas. Mark et Annie sont eux aussi profondément touchés. Ils décident d’aller voir Jason et Anna, les parents de Jackson en deuil.
« - Merci les enfants d’être venus, cela nous fait plaisir que vous soyez là, dit Jason.
- C’est normal Monsieur, même si nous nous étions disputés avec Jackson, sa disparition nous attriste, dit Annie à son tour.
-Nous savons que c’est dur pour vous aussi, mais savez vous pourquoi Jackson s’est suicidé ? les questionne Mark.
- Eh bien, nous ne connaissons pas la raison malheureusement. Avant Jackson était un jeune homme qui avait très peu confiance en lui et puis quand il a commencé à utiliser les réseaux sociaux, il est devenu de plus en plus distant avec nous. Il passait son temps à se prendre en photo, même ses notes baissaient, explique avec calme et tristesse Anna.
- Et puis, quand ma femme et moi avons appris que vous vous étiez disputés, nous avons essayé de parler avec lui en pensant qu’il avait un problème et qu’il n’osait pas nous le dire. Mais à chaque fois que l’on essayait de lui parler, il ne nous répondait jamais. Et puis l’autre soir, en rentrant du travail, je ne trouvais pas Jackson, alors j’ai tenté de le joindre par téléphone, mais il ne me répondait pas, et c’est à ce moment là, en rentrant dans la salle de bain que je l’ai trouvé… Je n’ai rien vu venir. Je m’en veux tellement !
- Ce n’est pas votre faute ! Vous ne pouviez pas imaginer. »
En effet, qui aurait pu imaginer que Jackson n’a éprouvé aucun regret suite à sa dispute avec ses anciens amis. Ils ne lui manquaient pas du tout et son adoration pour lui même n’avait fait qu’augmenter de jour en jour, jusqu’à ce qu’elle devienne obsessionnelle, à tel point qu’il avait finit par ignorer tout son entourage. Désormais, même ses admiratrices n’existaient plus à ses yeux. Il n’y avait que lui qui comptait. Jackson ne pensait qu’à lui, à sa beauté et ne faisait qu’admirer, chaque jour, son reflet dans le miroir. Il commençait à ne vouloir plus que s’admirer tout le temps, mais il savait que c’était impossible. Il ne pourrait jamais atteindre son idéal.
Alors, au fil du temps, Jackson sombra dans une profonde tristesse. Un jour, alors qu’il entra dans sa baignoire, plongé dans sa tristesse, il aperçut son reflet dans l’eau. Il fut une nouvelle fois hypnotisé par sa propre beauté, il fut totalement charmé et envoûté par lui-même. Au bout de quelques instants, Jackson, pris de passion pour son reflet, y plongea sa tête et se laissa mourir lentement...